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Une étape fondamentale

En 1982, le gouvernement canadien de Pierre Elliot Trudeau adopte la Charte canadienne des droits et libertés où sont inscrits les droits fondamentaux des Canadiens, des Indiens et des Métis. Pour les francophones, le gouvernement inscrit à l’article 23 le droit fondamental des parents francophones, scolarisés au Canada, d’inscrire leurs enfants dans des écoles qui enseignent uniquement en français. Au Manitoba, cet article 23 est bienvenu car il permet de ne plus avoir à demander de permission à des commissions scolaires pour obtenir des cours de français pour leurs enfants.

Qui plus est, ce nouveau droit constitutionnel permet à la communauté de parents francophones du Manitoba (et des autres minorités francophones au pays) de penser en termes de division scolaire entièrement à l’image de leur culture et langue maternelle. Il s’agit là d’une victoire extrêmement importante pour ces parents qui, depuis les années 1970, cherchent à obtenir de la part du gouvernement provincial soit un réseau d’écoles françaises, soit une division scolaire dite « homogène », c’est-à-dire une division scolaire uniquement contrôlée par des francophones.

L’avènement de l’article 23 dans la Charte canadienne ne leur donne pas immédiatement satisfaction cependant. En effet, ils devront attendre 12 ans et une comparution devant la Cour suprême du Canada pour pouvoir, en 1994, obtenir finalement gain de cause. La Division scolaire franco-manitobaine (DSFM) ouvre ses portes à la rentrée scolaire de 1994 avec 20 écoles . Elle en compte 24 de nos jours et couvre toute la province du Manitoba.